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Comprendre l'image et sa portée · Prendre du recul
The situation
Camille et son ami Nadir discutent d'un projet qui a reçu des critiques. Ils se tutoient dans un registre courant.
- Je vais prendre du recul avant de répondre, parce que le commentaire m'a vexée et que je risque de défendre chaque détail sans réfléchir.
- Tu veux suspendre ta réaction pour relire les arguments, pas nécessairement quitter le projet ni décider que toutes les critiques sont justes.
- Exactement, je vais distinguer les points documentés des impressions générales, puis revenir avec une réponse lorsque j'aurai retrouvé une perspective plus large.
- Cette distance sera utile si elle permet l'examen, mais pas si elle devient une manière de ne plus regarder les objections.
- Je me donne deux jours pour relire le dossier et demander un avis extérieur, puis je proposerai une discussion précise.
- Le délai et le retour prévu rendent ton intention claire, sans obliger les collègues à deviner si ton silence signifie un désengagement.
- Je vais aussi préciser que certaines suggestions peuvent améliorer le projet, même si je conteste le jugement global porté sur notre travail.
- C'est cohérent avec prendre du recul, puisque l'expression ne demande ni d'approuver toutes les critiques ni de les rejeter pour te protéger.
- Je pourrai ensuite expliquer les choix maintenus et ceux que je souhaite modifier, en m'appuyant sur le dossier plutôt que sur ma vexation.
- Et tu garderas la possibilité de reconnaître une difficulté réelle, sans transformer cette reconnaissance en renoncement à tout le projet.