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Dire les choses difficiles avec tact · Certes… mais, sans attaquer la personne

The situation

Léa et son collègue Hugo préparent le lancement d'une application. Ils se tutoient dans une discussion professionnelle franche mais courtoise.

  1. Hugo, je comprends ton souci de tenir la date, mais je ne partage pas ton idée de supprimer la phase de tests avant le lancement.
  2. Je ne propose pas de tout supprimer, juste de réduire les tests à deux jours, parce que le client attend une démonstration lundi sans aucun retard.
  3. Certes, la date est importante, mais deux jours ne suffisent pas pour vérifier les paiements, et une erreur sur ce point nous coûterait plus cher qu'un retard.
  4. Tu dramatises un peu, non? Les paiements fonctionnent depuis trois mois, et personne n'a signalé le moindre problème pendant la dernière version.
  5. Je ne dis pas que tout va mal; je dis que la nouvelle version modifie le calcul des taxes, et que personne ne l'a encore testé.
  6. Là, tu marques un point, je n'avais pas pensé aux taxes; mais alors comment on prévient le client sans passer pour des amateurs?
  7. Je ne crois pas qu'on passe pour des amateurs en annonçant un jour de retard; en revanche, livrer une version fausse nous ferait perdre sa confiance.
  8. Je ne suis pas encore convaincu qu'un jour suffise; mais si on teste d'abord les taxes et les paiements, je peux défendre ce choix.
  9. Alors commençons par ces deux points demain matin, et si les résultats ne sont pas bons, nous reparlerons du calendrier avec le client.
  10. D'accord, et merci d'avoir dit clairement que tu n'étais pas d'accord; ça m'aide davantage que si tu avais simplement accepté pour éviter la dispute.