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Dire les choses difficiles avec tact · Réparer la confiance sans minimiser
The situation
Camille, cheffe d'équipe, parle avec Nora, qui a appris par un client qu'elle quittait un dossier. Elles se tutoient; la discussion est sérieuse mais amicale.
- Nora, je voulais te parler de ce qui s'est passé: tu as appris par le client que tu quittais le dossier, et je n'aurais dû te laisser l'apprendre ainsi.
- Franchement, j'ai eu l'impression d'être mise de côté, et devant lui j'ai dû faire semblant d'être au courant alors que je ne savais rien.
- Je comprends que tu l'aies mal pris, et je ne vais pas dire que ce n'est pas grave, car c'était à moi de t'informer avant lui.
- J'imagine que tu avais beaucoup de travail cette semaine, mais ça n'explique pas pourquoi personne ne m'a prévenue avant la réunion avec le client.
- Tu as raison, et je ne vais pas me cacher derrière mon emploi du temps: j'ai repoussé cette conversation parce qu'elle me mettait mal à l'aise.
- Merci de le reconnaître, mais je ne sais pas encore si je peux te faire confiance quand il y aura d'autres changements dans l'équipe.
- Je ne te demande pas de me faire confiance tout de suite; je te propose un point chaque lundi pour t'annoncer les changements avant qu'ils soient officiels.
- Un point hebdomadaire, pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas une formalité et que tu me dises vraiment ce qui est décidé.
- Je te dirai ce qui est décidé et aussi ce qui ne l'est pas encore, même si je ne peux pas toujours en donner les raisons.
- Alors essayons ainsi pendant un mois, et nous en reparlerons: je préfère une règle simple que nous tenons à de grandes promesses.