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Dire les choses difficiles avec tact · Réparer la confiance sans minimiser

The situation

Camille, cheffe d'équipe, parle avec Nora, qui a appris par un client qu'elle quittait un dossier. Elles se tutoient; la discussion est sérieuse mais amicale.

  1. Nora, je voulais te parler de ce qui s'est passé: tu as appris par le client que tu quittais le dossier, et je n'aurais dû te laisser l'apprendre ainsi.
  2. Franchement, j'ai eu l'impression d'être mise de côté, et devant lui j'ai dû faire semblant d'être au courant alors que je ne savais rien.
  3. Je comprends que tu l'aies mal pris, et je ne vais pas dire que ce n'est pas grave, car c'était à moi de t'informer avant lui.
  4. J'imagine que tu avais beaucoup de travail cette semaine, mais ça n'explique pas pourquoi personne ne m'a prévenue avant la réunion avec le client.
  5. Tu as raison, et je ne vais pas me cacher derrière mon emploi du temps: j'ai repoussé cette conversation parce qu'elle me mettait mal à l'aise.
  6. Merci de le reconnaître, mais je ne sais pas encore si je peux te faire confiance quand il y aura d'autres changements dans l'équipe.
  7. Je ne te demande pas de me faire confiance tout de suite; je te propose un point chaque lundi pour t'annoncer les changements avant qu'ils soient officiels.
  8. Un point hebdomadaire, pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas une formalité et que tu me dises vraiment ce qui est décidé.
  9. Je te dirai ce qui est décidé et aussi ce qui ne l'est pas encore, même si je ne peux pas toujours en donner les raisons.
  10. Alors essayons ainsi pendant un mois, et nous en reparlerons: je préfère une règle simple que nous tenons à de grandes promesses.