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Lire le décalage sans surinterpréter · Quand la remarque blesse
The situation
Éva revient avec son collègue Rami sur une remarque faite après une erreur de dossier. Ils se tutoient dans un registre professionnel courant.
- J'ai dit bravo pour la précision après la mauvaise référence, mais tu as semblé le prendre comme une critique de ton travail entier.
- Oui, parce que nous étions devant l'équipe et que je ne savais pas si tu visais cette erreur ou mes compétences en général.
- Je voulais parler de cette référence, mais je reconnais que l'ironie devant les autres pouvait rendre la remarque plus blessante.
- Cette précision m'aide davantage que si tu me disais seulement que je n'avais pas compris ton humour et devais passer à autre chose.
- Je suis désolée de l'effet produit, et je vais reformuler le problème directement pour que nous puissions corriger le dossier sans te mettre en cause.
- La référence de mardi a été reprise à la place de celle de jeudi; c'est ce point concret que nous devons vérifier ensemble.
- D'accord, je noterai la correction sans reprendre la formule ironique dans le compte rendu, car elle n'ajouterait aucune information utile.
- Et à l'avenir, si une remarque reste ambiguë devant le groupe, je te demanderai de préciser ce qu'elle vise plutôt que de deviner.
- Je ferai aussi attention au destinataire et au cadre, puisque notre habitude de plaisanter à deux ne se transpose pas automatiquement devant tous.
- Nous pouvons donc reprendre le travail, tout en gardant cette différence entre une intention annoncée et l'effet réel de la formulation.