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Dire moins sans faire deviner davantage · Quand le contexte n'est plus partagé
The situation
Maya et son collègue David reprennent une conversation destinée à une équipe absente. Ils se tutoient; le message autonome emploiera un registre courant explicite.
- Quand tu m'as répondu demain, je savais que tu parlais de la remise du plan, mais le nouveau collègue n'avait pas entendu ma question.
- Pour lui, demain pouvait désigner le début des travaux ou notre retour sur place, alors que je ne m'engageais que sur l'envoi du document.
- Nous devrons donc reprendre le nom du plan dans le message, et peut-être remplacer demain par mercredi pour qu'il reste clair s'il est lu plus tard.
- C'est préférable, car une réponse parfaitement naturelle à l'oral peut devenir ambiguë lorsqu'elle circule sans le tour de parole qui la précédait.
- Je ne vais pas ajouter que les travaux commenceront mercredi pour rendre le message plus complet, puisque personne n'a encore confirmé cette étape.
- L'expansion doit restituer l'implicite autorisé par notre échange, non combler toutes les questions que le destinataire pourrait ensuite se poser sur le projet.
- Alors nous écrirons que tu transmettras le plan mercredi et que le calendrier des travaux reste à confirmer auprès du responsable concerné.
- Cette seconde précision évite une déduction trompeuse, sans me prêter une compétence de décision que je n'ai pas dans cette organisation.
- Nous pouvons conserver une phrase très simple, à condition que l'action et son jour ne dépendent plus d'un fragment de conversation inaccessible.
- Et si l'équipe demande ensuite la date du chantier, nous chercherons cette information plutôt que la fabriquer à partir de mon engagement sur le plan.