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Dire moins sans faire deviner davantage · Quand le contexte n'est plus partagé

The situation

Maya et son collègue David reprennent une conversation destinée à une équipe absente. Ils se tutoient; le message autonome emploiera un registre courant explicite.

  1. Quand tu m'as répondu demain, je savais que tu parlais de la remise du plan, mais le nouveau collègue n'avait pas entendu ma question.
  2. Pour lui, demain pouvait désigner le début des travaux ou notre retour sur place, alors que je ne m'engageais que sur l'envoi du document.
  3. Nous devrons donc reprendre le nom du plan dans le message, et peut-être remplacer demain par mercredi pour qu'il reste clair s'il est lu plus tard.
  4. C'est préférable, car une réponse parfaitement naturelle à l'oral peut devenir ambiguë lorsqu'elle circule sans le tour de parole qui la précédait.
  5. Je ne vais pas ajouter que les travaux commenceront mercredi pour rendre le message plus complet, puisque personne n'a encore confirmé cette étape.
  6. L'expansion doit restituer l'implicite autorisé par notre échange, non combler toutes les questions que le destinataire pourrait ensuite se poser sur le projet.
  7. Alors nous écrirons que tu transmettras le plan mercredi et que le calendrier des travaux reste à confirmer auprès du responsable concerné.
  8. Cette seconde précision évite une déduction trompeuse, sans me prêter une compétence de décision que je n'ai pas dans cette organisation.
  9. Nous pouvons conserver une phrase très simple, à condition que l'action et son jour ne dépendent plus d'un fragment de conversation inaccessible.
  10. Et si l'équipe demande ensuite la date du chantier, nous chercherons cette information plutôt que la fabriquer à partir de mon engagement sur le plan.